La perte de cheveux (alopécie), peut être localisée (zone du cuir chevelu) ou diffuse et peut être divisée en deux catégories : alopécie cicatricielle et non cicatricielle. Pour la perte cicatricielle, on peut s’attendre à une perte définitive des cheveux pour la zone en question.

Perte de cheveux – cicatricielle

L’alopécie cicatricielle est moins fréquente et inclut diverses affections comme entre autres le lichen planopilaire, le lupus discoide et l’alopécie centrale centrifuge. Ces pertes de cheveux mènent à des cicatrices permanentes au cuir chevelu et doivent être prises en charge en clinique dermatologique avec injections de cortisone au cuir chevelu et parfois même des médicaments oraux.

Perte de cheveux – non cicatricielle

L’alopécie non cicatricielle est plus commune et inclut majoritairement trois conditions : telogène effluvium, l’alopécie androgénétique et la pelade.

1)    Le telogène effluvium (ex : post-accouchement)

Ce type d’alopécie est souvent associé à un événement comme une grossesse et un accouchement, un stress physique autre comme la fièvre ou même un stress psychologique.

Le cycle de vie du cheveu est divisé en deux grandes phases : anagène et telogène. L’anagène (cycle de poussée) a une durée d’environ 2 ans. 90% des cheveux sont habituellement dans ce cycle. La phase telogène (cycle de tombée) a une durée d’environ 3 mois. Habituellement, 10% des cheveux sont dans ce cycle.

Avec un impact physique ou psychologique important, il peut y avoir une dé-synchronisation des cycles et plusieurs cheveux peuvent se retrouver dans le cycle telogène (de tombée). Habituellement, il y a stabilisation 3 mois après l’événement mais parfois cela peut durer jusqu’à un an. Certains patients peuvent même développer un telogène effluvium chronique. Il n’y a pas de solution miracle et la clé est la patience. Le minoxidil (rogaine), en vente libre, peut aider. À noter que ce produit peut être couvert par les assurances s’il est prescrit.

2)    L’alopécie androgénétique (calvitie)

L’alopécie androgénétique se développe chez les gens prédisposés génétiquement et peut atteindre les hommes et les femmes. On peut noter une diminution de la densité capillaire au vertex central (ligne centrale du crâne) débutant dans la vingtaine et parfois plus tôt. Le traitement de cette condition est une combinaison de minoxidil et de finasteride oral. Le minoxidil aide la poussée générale des cheveux et le finasteride (propecia) inhibe la production d’hormone masculine qui rend le follicule pileux (poil) plus petit. Ces médicaments doivent être pris à long terme et une référence en dermatologie est préférable pour discuter des indications, des contrindications et les effets secondaires associés avec la médication.

3)    La pelade

La pelade est une maladie auto-immune, c’est-à-dire que le corps fabrique des anticorps contre les cheveux. Elle se manifeste habituellement avec des plaques rondes sans cheveux au cuir chevelu. C’est une maladie qui peut se régler d’elle-même (environ 50% des patients ayant une résolution spontanée à un an). Par contre, il y a beaucoup de récidives, au moins 50%. Le dermatologue est le médecin clé dans la prise en charge. La première étape du traitement consiste à un traitement avec lotion de cortisone à appliquer deux fois par jour. Au besoin, un suivi chez le dermatologue pour injections de cortisone sur les plaques peut être nécessaire.

Pour toute question reliée à votre situation personnelle, vous pouvez consulter nos dermatologues certifiés sur dermago.ca.

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